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Focus

Le Burkina Faso "Pays des hommes intègres"


Fédérer son équipe autour d'un projet commun


Grossesse, dents et alimentation


Prévention : l'alimentation cariogène.


L'anorexie mentale


Le tabac et la prise de poids


Vous avez dit sevrage tabagique ?


Statut des assistantes : l'amorce d'une évolution


Chirurgien dentiste et assistante dentaire : quelle relation ?


Recruter, c'est échanger


Former une équipe

Parole à...

Dr DEMAISON Caroline, Chirurgien-dentiste


Nadia, Assistante du Dr IDRISSI, Aix en Provence


Hanane, Assistante dentaire


Dr GIUSTINIANI Severine, Chirurgien dentiste au Pennes Mirabeau


Docteur Sandin, Chirurgien dentiste à Paris


Laurence, Assitante dentaire, 17 ans d'expérience


Dr Michel Sarazin, chirurgien-dentiste,


Aurélie, assistante dentaire, Témoignage


Claude Guiot, présidente 2ADF, Interview.


 

Statut des assistantes : l'amorce d'une évolution


En 2003, le ministère de la Santé alors dirigé par JF MATTEI a demandé à trois chirurgiens dentistes* de faire un rapport intitulé « mission odontologie ». Le premier thème fait état de la démographie et de la réorganisation de la profession des chirurgiens dentistes. L'un des sous paragraphes est : « faire évoluer le statut, la formation et le diplôme des assistantes dentaires ». Il fait état de différentes propositions :

  • niveau baccalauréat pour l'accession à la formation ;
  • durée de formation de trois ans (2 années générales puis une année de spécialisation) ;
  • formation en alternance (université, cabinet de ville, milieu hospitalier, service des soins des facultés avec les chirurgiens dentistes étudiants), etc.

FAIRE DES Assistantes Dentaires DE VRAIeS PROFESSIONNELLES DE SANTE

En effet, comment parler d'équipe dentaire alors que nous ne sommes même pas considérées comme une profession de santé ? Ici est le vrai premier pas vers un avenir où nous serions, dans une politique de santé publique responsable et réfléchie, de vraies collaboratrices dans le sens complet du terme.

MIEUX FORMER POUR ETRE PERFORMANTE

Il est primordial de se pencher sur la question centrale de la formation.

Le niveau de recrutement : proposer que le cursus ne soit ouvert qu'aux bachelières laisserait supposer que soient laissées sur le bord de la route certaines. Mais la réalité c'est que d'ores et déjà 80 % des assistantes dentaires sont bachelières.

Rehausser le droit d'entrée n'est-ce pas le prix à payer pour essayer de donner un niveau de base acceptable et correct, une culture générale minimal ? La sélectivité est garante d'une certaine qualité et donne un certain attrait à la profession (quid des infirmières). On peut envisager différentes manière de fromer les assistantes :

  1. Se servir des structures existantes (centres de formation) mais en proposant autre chose que la simple mise en règle du praticien-employeur concernant son obligation d'embaucher du personnel qualifié et diplômé à ce type de poste. Le système actuel est l'objet de multiples critiques : supports obsolètes, programmes inadaptés. Si le bon vouloir des formateurs n'est pas à mettre en cause, les fondements même de la formation semblent être à retravailler en profondeur. En l'état, seul un praticien-tuteur extrêmement investi pourra valoriser la formation de son ad. Mais elle restera partielle, car l'ad n'est alors formée que pour UN cabinet, celui de son employeur. Or pour nous permettre d'être performante, polyvalente, d'avoir plus de choix dans notre carrière, notre formation doit aborder l'ensemble des compétences.
  2. Proposer un cursus universitaire, cette solution permettrait de mettre en relation de manière précoce les ad et les cd et aussi de confronter les ad à la réalité dans son plus large ensemble. Intégrées à la faculté d'odontologie, les futures assistantes seraient partie prenante de l'activité dentaire. Des étudiants formés à travailler à deux n'auraient-ils pas le réflexe, une fois dans leur cabinet, de collaborer avec une assistante au lieu d'exercer seul comme 38 % des dentistes ?

On pourrait envisager une partie pratique et technique qui ferait des ad de véritables techniciennes et aides opératoires. Des TP à la faculté pourraient être étayés et confortés par des stages dans des structures variées (milieu hospitalier, cabinet d'omni-pratique, centre mutualiste, cabinet pratiquant l'implantologie, la chirurgie, la parodontologie, laboratoire de prothèse...). Une vraie alternance qui ferait de nous des assistantes complètes, parées à faire face à la complexité de notre métier.

En ce qui concerne la partie théorique, les enseignements doivent faire de nous, là aussi, des collaboratrices à part entière :

  • notions appuyées de comptabilité des professions libérales;Maîtrise de l'outil informatique (traitement texte, tableur, etc.) ;
  • pharmacologie (connaissance des antalgiques, contre indications majeures, incidence des soins dentaires sur certaines pathologie et inversement) ;
  • connaissance des actes en parallèle des TP, etc.

Deux années d'enseignement semblent être un minimum pour acquérir de vraies connaissances et pourquoi pas une troisième pour celles qui souhaiteraient se spécialiser (ortho, implant...) ?

Autre point de la formation mais du côté des étudiants chirurgien dentiste : intégrer à leur cursus un module qui les préparerait à leur futur rôle d'employeur : droit du travail, connaissance de la Convention Collective Nationale etc.

3. De prendre modèle sur la formation des prothésistes

Ainsi, possibilité de 3 niveaux de qualification : un C.A.P., un B.E.P. puis un B.T.M. Cela permettrait de ne pas bloquer les postulantes qui ne sont pas bachelières, de laisser la voie ouverte pour celles qui souhaitent avoir un plan de carrière et ainsi de gravir des échelons à n'importe quel moment puisque la formation en alternance est possible.

NOTRE AVENIR DOIT NOUS APPARTENIR !

Notre métier demande urgemment une évolution. Nous devons l'appeler de tous nos vœux ! Devenir assistante dentaire ne doit plus être le fruit du hasard, mais un métier choisi où les outils nécessaires nous seraient donnés pour l'exercer au mieux.

Notre profession est peu ou mal connue. La plupart des patients nous pensent secrétaire à peine améliorée (rien contre cette profession mais ce n'est pas la même).

La mutation me semble nécessaire pour :

  • que nous devenions un interlocuteur reconnu et crédible, aussi bien pour le cd que pour le patient ;
  • que naissent des vocations ;
  • que notre métier permette à toutes de s'épanouir.

Article paru dans le Profession Assistante Dentaire de décembre 2006

 

 

 

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